ORPHELINS HA LA LA ! PULSION
MA/MA APPRIS PAR CORPS UN CAHIER BLEU...
LA MÉNAGERIE DISCOPIGS  
LES CHAISES AVANT LA FIN  
     
 
  Théâtre du prisme / Orphelins de Denis Kelly  
 
 
© Bruno Dewaele
 
 

Texte :
Emprunté à des sources diverses
Mise en scène :
Arnaud Anckaert

Distribution :
Roland Depau
Capucine Lange,
Patricia Peklezian
Maxence Vandevaelde
Chorégraphie :
Marie Letellier
Vidéo :
Juliette Galarmez
Lumières : Olivier Floury
Musique : Maxence Vandevaelde

Production :
Théâtre du Prisme

La Ménagerie, c’est la famille. Avec un minimum de texte, avec un maximum de signes physiques, d’actions réelles ou stylisées de manière répétitive à la façon de Pina Baush ou de Vandekeybus, les protagonistes tissent les réseaux des relations entre enfants et parents, entre sœurs et frères. Besoin d’amour et de tendresse, ennui des réactions trop prévisibles, rejet des uns par les autres, alliances des uns contre les autres, absence du père constituent la trame.
Michel VOITURIER



Les séquences se succèdent sur un rythme saccadé. Elles sont entrecoupées de ruptures sous forme de commentaires écrits, de poses figées, de saisies photographiques, d’une intervention du metteur en scène, d’insertions musicales en direct. Elles reprennent, se cassent et repartent à l’assaut de l’espace scénique. L’anecdotique devient l’essentiel, le révélateur des éléments cachés sous la surface policée des accointances entre les êtres, des manières conditionnées. Les rituels délimitent une topologie relationnelle mouvante. Ils contiennent les violences exacerbées prêtes à resurgir au moindre dérapage verbal ou gestuel. La salle, plongée seulement par intermittence dans l’obscurité, est en position de témoins, de scrutateurs. Elle est sensée retrouver ses questionnements à travers ceux des membres de la mini-tribu. Le temps divague. Il se distend comme le plateau autour du noyau affectif constitué par la table des repas. Des fragments se complètent. Parfois semblent se contredire. C’est un chaos organisé pour traduire le malaise des gens, leur difficulté à s’entendre, à se supporter, à s’aimer. Il est ponctué de citations évoquant notamment l’antipsychiatrie des années 70.

L’équipe est totalement complice. Roland Depauw, Capucine Lange, Patricia Peklezian, Maxence Vandevaelde habitent une mise en scène qui fait mine d’être désinvolte et brouillonne, alors qu’elle est chorégraphiée, agencée, à peine perturbée par l’aléatoire de détails incontrôlables.

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