2011
ORPHELINS
DE DENNIS KELLY

EN

TOURNÉE

PREMIÈRE CRÉATION FRANÇAISE

Mise en scène :

Arnaud Anckaert

Traduction :

Philippe Le Moine

L'Arche Editeur est éditeur

et agent théâtral du texte représenté

 

Avec :

Fabrice Gaillard, François Godart,

Valérie Marinese

 

Régie générale - Création lumières :

Olivier Floury

Création son : Juliette Galamez

Costumes : Alexandra Charles

Construction et accessoires :

Alex Herman

Sculpteur : Jacques-Olivier Molon

 

Production : Le Théâtre du Prisme

Coproduction : Centre Culturel d'AgglomérationDaniel Balavoine à Arques

Ville de Grande Synthe / Coréalisation :

La Virgule, Centre transfrontalier

de Création Théâtrale Mouscron-

Tourcoing

 

Avec le soutien de la Drac

Nord-Pas-de-Calais, du Conseil

Régional du Nord-Pas-de-Calais,

du Conseil Général du Pas-de-Calais.

Projet soutenu par de l'Adami

et la fondation d'entreprise OCIRP.

Le “thriller” est un genre généralement délaissé par

les auteurs de théâtre. Dennis Kelly l’a déjà exploité

avec succès, et y revient à nouveau avec cette pièce profondément troublante et à l’humour très noir.

Liam interrompt un dîner en tête-à-tête entre sa sœur Helen et son beau-frère. Le jeune homme couvert de sang raconte qu’il vient de porter secours dans la rue à un jeune immigré abandonné là par ses agresseurs. Le récit de Liam, visiblement bouleversé, est totalement décousu. Helen et Danny tentent d’en savoir plus sur les circonstances de cette étrange affaire, afin de pouvoir, peut-être, venir eux aussi en aide au jeune étranger. Au fil de la conversation, Liam change peu à peu sa version des faits et révèle finalement qu’il est directement lié à ce règlement de compte. Orphelins depuis l’enfance suite au décès accidentel de leurs parents, Liam et Helen sont extrêmement unis. Mais face à ce crime qui pénètre violemment leur intimité, certaines certitudes volent en éclat et les liens fraternels sont mis à l’épreuve de considérations morales et citoyennes tout aussi cruciales.

 

Rare auteur dramatique à s’essayer au genre du thriller pourtant propice à un récit captivant et à un portrait sans concession de la nature humaine, Dennis Kelly dépeint dans ses pièces la violence du monde urbain contemporain. Orphelins exprime ainsi nombre des fractures qui divisent nos sociétés : la force des solidarités individuelles face à la fragilité de la morale collective, l’intimité familiale opposée au « monde de la rue », le sentiment d’appartenance à une communauté et la xénophobie, la protection de soi et l’oppression de l’autre désigné indésirable. Arnaud Anckaert envisage sa mise en scène dans le respect du « réalisme social » dont est empreint le texte de Kelly qui pourrait s’apparenter à un « faux théâtre documentaire ». Nul coup de théâtre dans la révélation de cette vérité, simplement un élément poisseux qui entache et gangrène peu à peu l’unité familiale. Le décor viendra ainsi marquer ce sentiment d’entre-deux, entre réalité et fiction, entre l’intimité d’un foyer et la violence de la rue, tandis que des techniques vidéo et de sonorisation directe rythmeront le jeu et la narration pour désamorcer tout sentiment d’exagération dans la théâtralité.

EXTRAIT VIDÉO

EN

TOURNÉE

Arnaud Anckaert et Capucine Lange

CIE THÉÂTRE DU PRISME

12, rue Devred

F-59650 Villeneuve d’Ascq

+33 (0)3 20 56 15 12

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